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Pollution : Le Bilan Catastrophique de la Politique Anti-Voitures d’Anne Hidalgo à Paris

par Fabrice
Anne Hidalgo

Jusqu’où ira la maire de Paris Anne Hidalgo et ses acolytes écolos pour éradiquer les automobilistes des rues de la capitale ?

Depuis sa réélection en juin 2020 grâce à une alliance avec les écologistes menés par David Belliard (Europe Ecologie-Les Verts), Anne Hidalgo a mis les bouchées doubles pour dissuader les riverains de circuler en voiture ou en deux-roues motorisés. La piétonisation des rues s’accélère, les espaces de stationnement dédiés à la voiture fondent comme neige au soleil et les pistes cyclables sont chaque jour plus nombreuses.

Sur le papier, l’objectif de la Mairie de Paris est clair : Faire de la capitale une gigantesque « zone apaisée », moins polluée, plus écologique et plus sûre.

Dans la vraie vie, Paris n’a jamais été aussi tendue, agacée, malmenée, éprouvée. Pire, un classement du britannique Utility Bidder relègue la capitale à la 39ème place des 100 villes les plus polluées de la planète, ex-aequo avec la ville industrielle de Philadelphie (États-Unis). En cause, un trafic automobile congestionné comme jamais, conséquence immédiate de mesures anti-voitures déraisonnées décidées sans aucune concertation avec celles et ceux qui font vivre Paris… pour le plus grand bonheur d’une poignée d’écologistes nostalgiques de « la petite maison dans la prairie ».

Boulevard périphérique Paris

1 – Limitation de la vitesse à 30 km/h

Engagement de campagne des écologistes repris par Anne Hidalgo lors de sa réélection en 2020, la vitesse sera limitée à 30 km/h dans la quasi-totalité des rues de la capitale dès le 30 août prochain. Seul le boulevard périphérique, les boulevards des maréchaux ainsi que quelques axes majeurs ne seront (pour l’instant) pas concernés par la mesure.

Zone 30

Selon David Belliard, l’adjoint aux transports et à la voirie de la maire socialiste, la décision vise d’abord à améliorer la sécurité routière, à faire « baisser les nuisances sonores« , « fluidifier le trafic en diminuant les effets d’accélération et de décélération » et à « adapter » la ville aux changements climatiques.

Si l’on peut parfaitement concevoir qu’une baisse de la vitesse maximale de 20km/h permette de réduire (ou tout du moins, contenir) les émissions sonores, la question des émissions de polluants n’est pas aussi simple puisque la consommation de carburant n’est pas proportionnelle à la vitesse de la voiture. Rapport engagé, filtre à air encrassé, pneumatiques sous-gonflés (augmentation de la surface de contact avec le bitume) ou encore, aérodynamique du véhicule (présence d’un coffre de toit, par exemple) sont autant d’éléments qui impactent directement la consommation d’une voiture et par conséquent, ses émissions de polluants (gaz à effet de serre, particules fines issues de l’abrasion des pneumatiques…).

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Voyons le bon côté des choses : le rapprochement de la vitesse des voitures avec celle des vélos va sûrement créer du lien social entre les automobilistes et les cyclistes qui pourront désormais dialoguer tout en se déplaçant ! Paris, réseau social du futur !

2 – Piétonisation des rues à outrance

Après la piétonisation des « voies sur berges », Anne Hidalgo s’attaque désormais au centre historique de la capitale en préparant l’interdiction de la traversée de la « Zone apaisée Paris Centre et Saint-Germain » à la plupart des véhicules à moteur pour 2022.

La mesure concernera les 4 premiers arrondissements de la capitale ainsi que la partie de la rive gauche située au nord du boulevard Saint-Germain dans les Ve, VIe et VIIe arrondissements. En pratique, seuls les résidents, les personnes à mobilité réduite, les taxis, les artisans et les commerçants du quartier pourront continuer d’accéder à la zone centre.

Si pour certains, l’idée d’une « Zone à trafic limité » (ZTL) peut sembler séduisante, la circulation automobile sera inévitablement reportée sur les arrondissements adjacents ainsi que sur un boulevard périphérique déjà au bord de l’asphyxie avec pour conséquence, une aggravation considérable du problème de la pollution atmosphérique.

Pour s’assurer que la mesure soit irréversible, l’écologiste David Belliard a prévu de limiter le nombre d’accès routiers vers l’hypercentre de la capitale en réalisant de nombreuses modifications des plans de circulation locale et en réduisant (encore) les voies de passage. « Évidemment, cela nécessitera des agents de la mairie sur le terrain« , s’amuse t-il. Autrement dit : on interdit et on verbalise ! Qu’importe : c’est un moyen comme un autre de rembourser les intérêts de la dette abyssale de près de 7 milliards d’euros de la ville de Paris (en hausse de près de 700% depuis l’arrivée des socialistes à la tête de l’Hôtel de Ville en 2001).

3 – Eradication des stations-services

Quel est le point commun entre la Porte de Vincennes (XXe), la Porte de Pantin (XIXe), la Porte d’Aubervilliers (XIXe), le Boulevard Victor (XVe), la Porte d’Italie (XIIIe) ou encore, le Boulevard Voltaire (XIe) ? Outre le fait qu’il s’agisse de quartiers parisiens, tous ces emplacements étaient jadis équipés de stations-services.

En 1995, Paris comptabilisait pas moins de 281 stations-service. Aujourd’hui, seules quelques dizaines ont survécu. Historiquement installées sur des terrains appartenant à la mairie, Anne Hidalgo refuse de renouveler les concessions dès qu’elles arrivent à échéance. A la place, la ville se targue de développer toutes sortes de projets d’aménagement publics indispensables allant de la construction de pistes cyclables à la mise à disposition de bacs de compostage.

Résultat : les dernières stations-services encore en activité sont régulièrement prises d’assaut, provoquant une file d’attente parfois interminable, des tensions palpables entre des automobilistes exaspérés et une augmentation mécanique des prix à la pompe.

Les stations de lavage automobile subissent hélas le même sort depuis quelques années.

L’Éléphant Bleu de la Porte de Clichy (XVIIe), fameuse station de lavage jadis nichée sous le boulevard périphérique depuis une vingtaine d’année a laissé place à une zone piétonnière inhospitalière. Autre exemple à la station de lavage implantée près de la Porte de Pantin (XIXe) : la municipalité a probablement tenté d’improviser une fausse campagne verdoyante mais c’est désormais sur un vaste terrain vague à l’abandon que les habitants de l’ensemble immobilier de la rue de la Marseillaise (XIXe) ouvrent leurs volets chaque matin…

Tous les moyens sont bons pour dissuader les usagers de la voiture à Paris.

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4 – Suppression de milliers de places de stationnement et augmentation du montant des contraventions

Vous trouviez que stationner sa voiture à Paris était compliqué ? Vous n’avez encore rien vu !

L’élu écologiste David Belliard l’a assuré : près de la moitié des places de stationnement dédiées aux véhicules particuliers thermiques seront définitivement supprimées à Paris d’ici la fin de la mandature d’Anne Hidalgo en 2026. Près de 70 000 emplacements (soit, l’équivalent d’une superficie d’environ 60 hectares) que l’équipe municipale affecte progressivement à d’autres usages : des espaces de stationnement pour les vélos et les trottinettes électriques, de nouvelles pistes cyclables ou encore, des zones où « la biodiversité reprend ses droits » (autrement dit, des zones de friche).

Et puisque tous les moyens sont bons pour faire rayonner Paris sur la planète écolo, la municipalité y a testé les « Naturinoirs », des urinoirs en bois permettant de recycler l’urine des passants et la transformer en engrais. Un échec cuisant… à 40 000 euros.

Qu’importe, Anne Hidalgo est plus déterminée que jamais : « La capitale est plus belle depuis que je suis arrivée aux responsabilités » glissait alors l’élue lors d’une interview dans l’émission Les 4 vérités en avril dernier sur France 2. Les goûts, les couleurs… et les odeurs !

Dans le même temps, les tarifs de stationnement augmenteront de 50% dès le 1er août dans les 11 premiers arrondissements de la capitale (du Ier au XIe arrondissement) passant de 4 à 6 euros l’heure et de 67% dans les 9 arrondissements suivants (du XIIe au XXe arrondissement) passant de 2,4 à 4 euros l’heure.

Naturellement, les FPS pour « Forfait Post Stationnement » (comprenez, les amendes en cas de défaut de paiement) vont également connaître une importante augmentation comprise entre 43 et 50% selon les arrondissements. Automobilistes, Paris vous aime !

5 – Création de pistes cyclables plus que de raison

Symbole « écolo-bobo » par excellence, rien ne semble pouvoir stopper l’irrésistible boulimie de peinture jaune, de plots de chantier en plastique et de blocs de bétons de la maire socialiste et ses amis verts.

Qu’importe s’il faut sacrifier quelques platanes par-ci et par là ou supprimer quelques rares places de stationnements réservées aux personnes à mobilité réduite : tous les moyens sont bons pour hisser Paris dans le peloton de tête des villes cyclables européennes. 

Désormais, des artères entières sont transformées en « coronapistes« , des axes totalement réservés aux vélos et aux trottinettes. C’est notamment le cas de la (jadis) très commerçante rue de Rivoli (Ier), aujourd’hui définitivement interdite aux voitures individuelles, lesquelles devront une fois de plus trouver d’autres itinéraires. Quitte à rallonger leur trajet de plusieurs kilomètres…

6 – Réduction du nombre de voies de circulation et généralisation des sens uniques

La mise en sens unique de nombreux axes majeurs dans le sens Paris-banlieue entraine un effet de report de la circulation automobile sur les axes voisins. Pour la municipalité, il s’agit une fois de plus de réduire la place accordée aux véhicules motorisés en privilégiant les « mobilités douces » et contraindre les automobilistes à abandonner leur voiture aux portes de la capitale.

Problème : les riverains des axes de report vivent désormais un enfer toute la journée, excédés par les embouteillages, le bruit des klaxons et l’augmentation importante de la pollution atmosphérique. La mise en sens unique de deux tronçons de l’avenue Gambetta (XXe) ou encore les rues de la Chapelle et Marx Dormoy (XVIIIe) en sont le parfait exemple, pour le plus grand bonheur des oreilles des riverains de ces quartiers populaires de l’est et du nord parisien. De simples dommages collatéraux.

Anne Hidalgo, Présidente !

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